Femme afro-caribéenne regardant par la fenêtre dans une lumière douce, symbolisant le moment où l’on réalise qu’on a trop encaissé.

Le moment où l’on réalise qu’on a trop encaissé

Là où le corps, le cœur ou la tête tirent le frein d’urgence.

Il y a des instants où tout semble tenir… jusqu’à ce que ça ne tienne plus.
Des jours où l’on fait “comme d’habitude”, où l’on gère, où l’on encaisse, où l’on avance — presque automatiquement.

Et puis, sans prévenir, quelque chose lâche.
Pas forcément un grand cri, ni une crise spectaculaire.
Parfois, c’est juste un signe minuscule :

  • un souffle plus court,
  • un poids dans la poitrine,
  • la sensation d’être au bord des larmes sans raison,
  • une fatigue qui tombe d’un coup, comme une vague froide.

Ce moment-là, on le connaît tous.
C’est celui où le corps — ou le cœur, ou la tête — tire le frein d’urgence.

1. Le corps qui dit “stop” avant nous

Il sait bien avant nous que nous avons dépassé nos limites :
que l’on a trop donné, trop encaissé, trop serré les dents.

Alors il s’exprime comme il peut :

  • par un ralentissement brutal,
  • par une tension qui explose,
  • par un blocage physique ou émotionnel,
  • par l’impossibilité de continuer “comme avant”.

Le corps n’est pas contre nous.
Il nous protège.
Il nous dit : “Tu es allé(e) trop loin. Maintenant, il faut t’écouter.”

2. Le cœur qui sature

Il y a aussi ces moments où l’on a accumulé trop d’émotions :
les silences, les déceptions, les peurs mises de côté, les responsabilités portées seul·e.

Le cœur finit par dire :
“Je ne peux plus absorber sans être entendu.”

On se surprend à pleurer “pour rien”,
à se sentir submergé·e,
à être plus sensible que d’habitude.

Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une surcharge.

3. La tête qui n’arrive plus à suivre

Quand la charge mentale dépasse notre capacité, tout devient flou :

  • trous de mémoire,
  • difficulté à se concentrer,
  • cerveau qui tourne en boucle,
  • impression d’être “à bout”.

Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est un signal clair :
“Tu as demandé plus que ce que tu pouvais donner.”

4. Ce moment où l’on prend conscience du trop-plein

Il ne s’agit pas d’un effondrement.
C’est souvent une prise de conscience silencieuse :

“Je ne peux plus continuer comme ça.”

Ce moment est difficile… mais il est précieux.
Parce qu’il marque le début d’un retour vers soi :

  • poser ses limites,
  • ralentir pour de vrai,
  • arrêter de minimiser ce qui fait mal,
  • s’autoriser à demander du soutien.

5. Après le frein d’urgence : reconstruire en douceur

Ce n’est pas une punition.
C’est un appel :
celui de prendre soin de toi avant de t’épuiser davantage.

Revenir à soi ressemble souvent à ça :

  • se donner la permission de faire moins,
  • retrouver le sommeil,
  • respirer plus profondément,
  • se recentrer sur ce qui compte vraiment,
  • laisser tomber ce qui n’est plus tenable.

Parce que reconnaître qu’on a trop encaissé,
ce n’est pas échouer.
C’est enfin se choisir.

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