Homme assis dans un parc en fin d’après-midi, l’air calme mais visiblement ralenti, dans un moment d’introspection douce.

Quand l’esprit dit “ça va” mais que le corps dit “stop”

Il y a des jours où tout semble fonctionner. On se lève, on s’habille, on répond aux messages, on avance. On dit : « Ça va. » Et on y croit presque.

Mais pendant que l’esprit continue d’avancer, le corps, lui, raconte une autre histoire.

Ce sont d’abord des détails minuscules : une respiration trop courte, un cœur qui s’emballe, une tension qui s’installe sans prévenir.

Des signes discrets que l’on finit par considérer comme normaux. Comme une petite pluie intérieure que l’on ignore tant qu’on ne s’arrête pas.


1. Quand l’esprit minimise mais que le corps, lui, ne triche pas

L’esprit sait justifier. Il dit : « Ce n’est rien. » « Je dois juste tenir encore un peu. »

Mais le corps, lui, n’a pas appris à mentir.

Il parle avec son propre langage : la fatigue, le ralentissement, la perte d’élan, le blocage.

Et lorsque la limite est dépassée trop longtemps, il utilise le seul signal qu’on ne peut plus ignorer : STOP.


2. La fatigue émotionnelle n’est pas un manque de courage

Elle ressemble à un brouillard : tout est là, mais rien n’est clair.

On avance en mode survie, on parle sans être présent, on sourit sans y être vraiment.

Ce n’est ni de la faiblesse, ni un manque de volonté. C’est simplement l’intérieur qui appelle au secours depuis longtemps.

La fatigue émotionnelle, c’est le cœur qui demande de la douceur, le corps qui demande du repos, et l’esprit qui demande un peu de silence.


3. On n’a pas besoin d’attendre l’effondrement pour s’écouter

C’est dans les micro-pauses que tout peut changer.

Fermer les yeux deux minutes. Respirer vraiment. Couper les notifications. Dire : « Là, je ne peux pas. »

Parfois, prendre soin de soi n’a rien d’extraordinaire. C’est juste revenir à soi avant de s’effondrer.

Parce que le corps nous parle. Toujours. Encore. Jusqu’à ce qu’on l’entende enfin.

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Un commentaire

  1. Je ne pensais pas tomber sur quelque chose qui me parlerait autant aujourd’hui.
    Cette fatigue-là… je la connais trop bien.
    Merci de mettre des mots dessus, ça rassure de sentir qu’on n’est pas seuls.

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